Douleurs articulaires : comment les soulager et préserver ses articulations au quotidien ?
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Une articulation qui devient douloureuse ne signifie pas nécessairement que l’on souffre d’arthrose. Genou sensible après la marche, doigts raides au réveil, hanche douloureuse à l’effort, pouce qui gêne lors de la préhension ou articulation soudainement gonflée : derrière l’expression « douleurs articulaires » se cachent des situations très différentes.
C’est justement la première chose à comprendre avant de rechercher un traitement ou un remède naturel. La localisation de la douleur, le moment où elle apparaît, sa durée et les symptômes qui l’accompagnent donnent des informations importantes sur son origine possible.
Les mesures utiles ne seront donc pas nécessairement les mêmes pour une gêne ponctuelle après un effort, une arthrose connue, une articulation gonflée ou une douleur persistante dont la cause n’a jamais été identifiée.
Douleur articulaire : commencer par observer quand et comment elle apparaît
Lorsqu’une articulation devient douloureuse, la question n’est pas seulement « où ai-je mal ? ».
Il est également utile de savoir si la douleur apparaît surtout pendant le mouvement, après l’effort, au repos, pendant la nuit ou au réveil.
Une douleur qui augmente lorsque l’articulation est sollicitée et s’améliore au repos peut notamment être observée dans certaines formes d’arthrose. À l’inverse, des douleurs présentes au repos, des réveils nocturnes, une raideur matinale prolongée ou plusieurs articulations gonflées peuvent orienter le médecin vers d’autres causes.
Cette différence explique pourquoi deux personnes disant avoir « mal aux articulations » peuvent en réalité présenter des situations totalement différentes.
Quelles sont les principales causes des douleurs articulaires ?
Une douleur ressentie au niveau d’une articulation peut provenir directement de celle-ci, mais également des structures qui l’entourent, comme les tendons, les ligaments ou certains muscles.
L’arthrose constitue une cause fréquente de douleur articulaire, en particulier avec l’avancée en âge, mais elle n’est pas la seule.
Une ancienne blessure, certaines sollicitations répétées, une atteinte tendineuse, une maladie inflammatoire ou un traumatisme récent peuvent également provoquer des douleurs autour d’une articulation.
C’est pourquoi il est préférable de ne pas attribuer automatiquement une douleur persistante à « l’usure » ou à l’âge.
Douleur à l’effort : est-ce forcément de l’arthrose ?
Non.
L’arthrose entraîne fréquemment une douleur dite mécanique, c’est-à-dire favorisée par la sollicitation de l’articulation. Dans l’arthrose de la hanche ou du genou, la marche et les escaliers peuvent notamment augmenter la gêne.
Mais une douleur à l’effort peut également provenir d’un tendon, d’un muscle, d’une blessure ou d’une autre structure.
La localisation exacte de la douleur, les mouvements qui la déclenchent et l’examen clinique permettent d’en préciser l’origine.
Si votre douleur concerne principalement le genou et qu’une gonarthrose a été évoquée ou diagnostiquée, vous pouvez consulter notre guide consacré à la gonarthrose ou arthrose du genou.
Une articulation raide le matin est-elle inquiétante ?
Une sensation de raideur après une période d’immobilité peut survenir dans différentes situations articulaires.
Dans l’arthrose, un temps de « dérouillage » peut être nécessaire après le repos, mais il est généralement relativement court. Certaines maladies inflammatoires peuvent au contraire provoquer une raideur matinale plus prolongée, associée parfois à des douleurs nocturnes ou à plusieurs articulations gonflées.
Une raideur récurrente ne permet donc pas, à elle seule, de déterminer la cause de la douleur.
C’est son association avec les autres symptômes et son évolution qui doit être prise en compte.
Que signifie une articulation gonflée ?
Une articulation peut gonfler pour différentes raisons.
Certaines poussées d’arthrose peuvent s’accompagner d’un épanchement et d’une augmentation importante de la douleur. Mais un gonflement peut également être lié à un traumatisme, une maladie inflammatoire ou d’autres affections articulaires.
Une articulation gonflée, chaude ou rouge, notamment si ces symptômes apparaissent brutalement ou s’accompagnent de fièvre, ne doit donc pas être simplement considérée comme une conséquence normale de l’âge.
La recherche de « remèdes naturels » ne doit jamais retarder un avis médical lorsqu’un symptôme inhabituel apparaît.
Peut-on soulager naturellement les douleurs articulaires ?
Il n’existe pas une méthode naturelle unique capable de traiter toutes les douleurs articulaires, puisque leurs causes sont différentes.
En revanche, certaines mesures non médicamenteuses peuvent jouer un rôle important lorsqu’elles sont adaptées à la situation.
L’activité physique adaptée constitue notamment une composante majeure de la prise en charge de l’arthrose. La Haute Autorité de Santé indique qu’elle contribue à diminuer la douleur, à retrouver davantage d’aisance dans les mouvements et à améliorer la qualité de vie.
Maintenir une musculature suffisante, conserver la mobilité, éviter une immobilisation prolongée et adapter les contraintes exercées sur les articulations sont également des éléments importants.
La difficulté consiste donc moins à trouver « le meilleur remède naturel » qu’à identifier le bon levier pour la bonne situation.
Faut-il bouger lorsque les articulations sont douloureuses ?
La réponse dépend notamment de la cause et de l’intensité de la douleur.
En cas d’arthrose relativement stable, rester actif est généralement préférable à une immobilisation prolongée. L’activité physique adaptée participe au maintien de la force musculaire et des capacités fonctionnelles.
En revanche, lors d’une poussée articulaire particulièrement douloureuse ou lorsqu’une articulation gonfle, une réduction temporaire de certaines activités peut être nécessaire.
L’objectif n’est donc ni de forcer systématiquement malgré la douleur, ni d’arrêter complètement de bouger au premier inconfort.
Il s’agit plutôt d’adapter le niveau d’activité à l’état de l’articulation.
Si vous vous demandez précisément quelle place donner à la marche, notre article consacré à l’arthrose et la marche à pied approfondit cette question.
Pour aller plus loin sur le mouvement, vous pouvez également consulter notre guide consacré aux exercices et à l’activité physique en cas d’arthrose.
Pourquoi les muscles comptent autant que les articulations ?
Une articulation ne travaille jamais seule.
Les muscles participent à la stabilisation et au contrôle du mouvement. Autour du genou, de la hanche ou de l’épaule, ils contribuent notamment aux gestes quotidiens et à la capacité à absorber les contraintes liées aux déplacements.
Une diminution de l’activité liée à la douleur peut progressivement entraîner une perte de force musculaire. Or moins de force peut rendre certains mouvements encore plus difficiles et favoriser à son tour la réduction de l’activité.
C’est l’une des raisons pour lesquelles le renforcement musculaire et le maintien du mouvement occupent une place importante dans les programmes d’activité physique destinés aux personnes souffrant d’arthrose.
Préserver ses articulations signifie donc aussi préserver les muscles qui participent au mouvement.
Le poids influence-t-il les douleurs articulaires ?
Pour les articulations qui supportent le poids du corps, notamment les genoux et les hanches, le poids peut influencer les contraintes mécaniques.
En cas de surpoids, une perte pondérale peut faire partie des recommandations proposées pour certaines arthroses des membres inférieurs. Elle est alors associée à une alimentation équilibrée et à une activité physique adaptée.
Cela ne signifie évidemment pas que toute douleur articulaire est liée au poids ni que toute personne souffrant des articulations doit maigrir.
Ce levier n’a d’intérêt que lorsqu’il correspond réellement à la situation individuelle.
Chaud ou froid : que choisir pour une articulation douloureuse ?
Le chaud et le froid sont souvent utilisés comme mesures de confort, mais aucun des deux ne traite à lui seul la cause d’une douleur articulaire.
Certaines personnes apprécient la chaleur lorsqu’elles ressentent surtout une sensation de raideur ou de tension autour d’une articulation.
Le froid peut davantage être utilisé ponctuellement lorsqu’une zone est sensible après une sollicitation ou lors de certaines situations accompagnées de gonflement.
La réponse est cependant très individuelle. Une source chaude ou froide ne doit pas être appliquée directement sur la peau et une articulation fortement gonflée, rouge ou inhabituellement douloureuse mérite avant tout une évaluation de sa cause.
L’alimentation peut-elle soulager les articulations ?
Aucun aliment ne permet de « réparer » une articulation douloureuse ou de guérir l’arthrose.
Une alimentation équilibrée conserve néanmoins toute son importance pour la santé générale et pour le maintien d’un poids adapté lorsqu’il existe une surcharge pondérale.
C’est pourquoi nous préférons parler d’équilibre alimentaire global plutôt que d’établir une liste d’« aliments anti-arthrose » ou de « remèdes alimentaires ».
La popularité d’un ingrédient sur Internet ne suffit pas à démontrer son intérêt dans une situation articulaire précise.
Et cette distinction devient particulièrement importante dans l’univers des compléments alimentaires.
Collagène, glucosamine, chondroïtine, acide hyaluronique : pourquoi ne faut-il pas tout confondre ?
Lorsqu’une personne commence à chercher un complément alimentaire pour ses articulations, elle rencontre rapidement les mêmes noms : collagène, glucosamine, chondroïtine, acide hyaluronique, Boswellia, MSM, vitamines ou minéraux.
Ces ingrédients ne sont pourtant ni identiques ni interchangeables.
Leur nature, leur origine, leur quantité et la raison pour laquelle ils sont intégrés à une formule peuvent être très différentes.
C’est justement l’un des points sur lesquels nous voulons aller plus loin que les contenus habituels du type « les 10 meilleurs ingrédients pour vos articulations ».
Une formule ne devrait pas être jugée uniquement sur le nombre d’actifs indiqué sur la face avant du packaging. Il faut également comprendre ce que contient réellement la dose quotidienne, l’origine des ingrédients et la logique de leur association.
Si vous souhaitez commencer par un actif très fréquemment utilisé dans les formules articulaires, consultez notre dossier consacré à la glucosamine, son origine et son utilisation pour les articulations.
Vous pouvez ensuite approfondir avec notre article sur la glucosamine et la chondroïtine.
Quelle place pour les compléments alimentaires lorsqu’on a mal aux articulations ?
Un complément alimentaire ne permet pas de poser un diagnostic et ne remplace pas la prise en charge d’une maladie articulaire.
La première question reste donc toujours de comprendre l’origine d’une douleur persistante.
Les compléments alimentaires interviennent dans une démarche nutritionnelle et leur composition peut varier considérablement d’une formule à l’autre.
Plutôt que de rechercher « le complément le plus puissant », il est plus pertinent de comparer ce que contient réellement une formule, les quantités quotidiennes apportées, l’origine des actifs et les précautions d’emploi.
C’est précisément pour cette raison que nous avons conçu notre page Articulations & mobilité, qui permet de comprendre les différences entre les deux approches Cartilamine avant d’accéder aux produits.
Où avez-vous mal ? La localisation peut orienter la suite de votre lecture
Toutes les douleurs articulaires ne nécessitent pas le même niveau d’information.
Une douleur principalement située au genou, notamment lorsqu’elle apparaît à la marche ou dans les escaliers, peut conduire à s’intéresser plus précisément à la gonarthrose.
Si une arthrose du genou est déjà connue et que votre question est plutôt « que puis-je faire au quotidien ? », notre article consacré aux solutions naturelles pour soulager les gênes liées à l’arthrose du genou répond à cette intention.
Lorsque la douleur est principalement située à la base du pouce et gêne la pince, l’ouverture d’un bocal ou certains gestes de préhension, notre dossier consacré à la rhizarthrose du pouce permet d’aller plus loin.
Si la question principale concerne surtout la mobilité et l’activité physique, les contenus Marche et Exercices deviennent alors plus pertinents.
C’est cette logique qui permet d’éviter de traiter toutes les douleurs articulaires comme un seul et même problème.
Quand faut-il consulter pour des douleurs articulaires ?
Une douleur articulaire nouvelle ou persistante mérite un avis médical lorsqu’elle ne s’améliore pas, lorsqu’elle limite progressivement les activités habituelles ou lorsque son origine n’est pas connue.
Un traumatisme important, une incapacité à utiliser normalement l’articulation, un gonflement soudain, une articulation rouge et chaude, de la fièvre ou une aggravation rapide sont également des situations qui ne doivent pas être gérées uniquement par automédication.
De même, plusieurs articulations douloureuses et gonflées, des douleurs nocturnes ou une raideur matinale prolongée peuvent justifier une recherche médicale plus approfondie.
Chercher une solution naturelle peut être une démarche complémentaire, mais elle ne doit jamais retarder l’identification de la cause d’un symptôme inhabituel.
Les douleurs articulaires sont-elles forcément dues à l’âge ?
Non.
L’âge augmente le risque de certaines maladies articulaires comme l’arthrose, mais une douleur articulaire n’est pas une conséquence obligatoire du vieillissement.
Une blessure, une sollicitation inhabituelle, une maladie inflammatoire, certaines atteintes tendineuses ou d’autres problèmes musculosquelettiques peuvent survenir à tout âge.
Considérer automatiquement une douleur comme « normale parce qu’on vieillit » peut donc retarder la recherche de sa véritable origine.
Faut-il arrêter le sport lorsque les articulations font mal ?
Pas systématiquement.
Lorsque la situation le permet, maintenir une activité physique adaptée est généralement préférable à l’inactivité, notamment dans l’arthrose. La nature de l’activité et son intensité doivent cependant être ajustées à la douleur, à la mobilité et aux capacités individuelles.
Une douleur importante ou inhabituelle doit conduire à réduire ou interrompre temporairement l’activité jusqu’à ce que sa cause soit mieux comprise.
Quelle différence entre une douleur articulaire et une douleur musculaire ?
Une douleur articulaire est ressentie au niveau d’une articulation, c’est-à-dire à la jonction entre plusieurs os. Elle peut notamment être associée à une raideur, une diminution de mobilité ou parfois un gonflement.
Une douleur musculaire est davantage ressentie dans le muscle lui-même et peut apparaître après un effort inhabituel, une contraction ou une sollicitation importante.
La distinction n’est toutefois pas toujours évidente sans examen, car muscles, tendons et articulations fonctionnent ensemble.
Existe-t-il un remède naturel universel contre les douleurs articulaires ?
Non.
Le terme « douleur articulaire » décrit un symptôme et non une maladie unique. Une arthrose, un traumatisme et une maladie inflammatoire ne se prennent pas en charge de la même manière.
Il est donc peu pertinent de rechercher un ingrédient ou une plante censé convenir à toutes les douleurs articulaires.
L’approche la plus cohérente consiste d’abord à identifier la situation, puis à associer les mesures adaptées : mouvement lorsque cela est possible, renforcement musculaire, gestion des contraintes, récupération et prise en charge médicale lorsqu’elle est nécessaire.
À retenir
Une douleur articulaire est un signal à interpréter, pas un diagnostic en soi.
Sa localisation, le moment où elle apparaît, son évolution et la présence éventuelle de raideur ou de gonflement permettent de mieux comprendre la situation.
Certaines mesures comme l’activité physique adaptée, le maintien de la force musculaire et l’ajustement des contraintes occupent une place importante dans la santé articulaire, mais aucune solution naturelle n’est universelle.
Si vous souhaitez maintenant approfondir votre situation, vous pouvez poursuivre avec notre dossier sur la gonarthrose, nos conseils concernant les solutions au quotidien pour l’arthrose du genou, notre article sur la glucosamine ou notre guide Articulations & mobilité.